Dzogbépimé

Togo

Projet de développement durable au village de Dzogbépimé

Electriciens sans frontières a été contacté en 2014 par le responsable d’une association qui étant togolais et connaissant particulièrement bien la situation du village de Dzogbépimé, voulait monter un projet pour permettre aux habitants d’avoir accès à l’eau et à l’électricité.

De nombreuses semaines ont été nécessaires pour régler tous les détails du projet et décider quelles installations étaient nécessaires pour améliorer les conditions de vie très dures de ce village.
Au Togo, dans les campagnes, les habitants travaillent tout à la main, ils n’ont aucune machine agricole. Les gens sont très pauvres. Ils vivent de leur jardin, de leurs poules et de la culture de quelques fruits comme les ananas et les bananes. Au Togo, les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Elles ont d’autres tâches, mais elles ont leur mot à dire dans les conseils de village. Les femmes cherchent l’eau, font le fromage, pendant que leur le mari travaille dans le jardin qui est parfois à des kilomètres.

Dans ces villages il n’y a pas d’artisanat, pas de micro-économie. On est dans une économie de subsistance. Ce qui est certain c’est que dès qu’un village a de l’eau toute l’année, les habitants peuvent cultiver plus et aller vendre leur production sur les marchés pour pouvoir disposer d’un peu d’argent.

Laurent Dietrich, chef de cette mission à Electriciens sans frontières, ainsi que Jean-Pierre Beyl et Daniel Stocker auront pour objectif une fois sur place d’installer des panneaux photovoltaïques pour qu’un pompage solaire alimente un château d’eau.

Il est aussi prévu d’éclairer plusieurs bâtiments. Tout d’abord une salle de classe pour que les élèves puissent faire leurs devoirs le soir ou bénéficier d’un soutien avant leurs examens. Cette classe sera aussi utilisée pour des cours d’alphabétisation aux adultes.

Electriciens sans frontières mettra en place des ordinateurs portables ainsi qu’une imprimante et un vidéo projecteur. De cette manière, dans la salle de classe, des projections de film pourront être faites et comme les habitants sont prêts à payer un petit peu pour se divertir, cela permettra à l’école d’avoir un peu d’argent pour éventuellement réparer l’installation ou changer les batteries dans quelques années.

Dans le même temps, le bâtiment du directeur de l’école sera électrifié car cela permet de le faire rester dans le village.

A Dzogbépimé, de très nombreuses personnes ont des téléphones portables, mais sans électricité, impossible de les recharger. Une personne ramasse donc les téléphones de tout le monde et part à la ville la plus proche pour les recharger. Il faut attendre trois jours avant que chacun puisse récupérer son téléphone ! L’idée est donc d’installer une borne de recharge juste à côté de la salle de classe. Les gens pourront recharger leurs portables facilement et encore une fois cela permettra de générer quelques revenus pour l’école.

En ce moment, le dispensaire du village est en train d’être agrandi. Dès que le projet sera réalisé, Electriciens sans frontières a prévu de mettre de l’éclairage dans les salles du dispensaire et d’ajouter une prise de courant ainsi qu’un réfrigérateur permettant de stocker les vaccins soit installé.

Quand les bénévoles seront sur place, ils ont aussi prévu de dispenser des cours d’initiation à l’électricité pour que des jeunes soient formés afin d’être en mesure de faire l’entretien des installations et des cours de gestion pour les petites rentrées d’argent générées par la vente d’électricité, ils mettront aussi en place des cycles d’initiation à l’hygiène.

 

JOURNAL DE BORD
©Photos DR - Piles Solidaires.
Portfolio - Dzogbépimé
  • ©Photos DR - Piles Solidaires.
    Dzogépimé - photo 1
  • ©Photos DR - Piles Solidaires. Electriciens sans frontières
    Dzogbépimé - Photo 2
  • ©Photos DR - Piles Solidaires.
    Dzogbépimé - Photo 3